
« Au bas mot, la moitié au moins des militants du PS vivent, en tout cas partiellement, de la politique. »
Cela pourrait se comprendre - dans une certaine mesure - pour certains militants du Front National, vu l'arrêt de mort sociale qui frappe encore ceux qui s'engagent pour ce parti...
Mais lorsqu'il s'agit d'un des deux grands partis français, il s'agit d'une incongruité majeure.
La défaite du Parti Socialiste est donc une double déroute : politique, évidemment, mais également économique.
Une diminution du nombre d'élus PS signifie que le parti perd des revenus. Ceux-ci versaient en effet un pourcentage de leur salaire au PS.
Il s'agit également d'un drame économique pour les militants PS qui sont extrêmement dépendants de leur parti pour vivre.
On comprend donc mieux les larmes de cette militante socialiste lilloise au soir du 6 décembre.
« Le PS est devenu un parti d'élus locaux. (...) Les conseillers municipaux, les maires, les conseillers départementaux, les conseillers régionaux et les parlementaires ne représentent pas moins de... 32% des adhérents du PS, tandis que 8 % sont des "collaborateurs d'élus".
A ces deux impressionnants pourcentages, il faut encore ajouter les fonctionnaires territoriaux - dont la carrière peut être accélérée quand un "camarade" est à la tête d'une collectivité - et les salariés de structures para-municipales: sociétés d'économie mixte, offices de tourisme, centres culturels, etc. »
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